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La génétique, un investissement qui paie


Dans un contexte de plus en plus difficile pour les producteurs de bovins allaitants, il est important de rappeler que les investissements en génétique certifiée permettent d’améliorer durablement la rentabilité de son élevage. En effet, dans la situation tendue que nous connaissons aujourd’hui, la différence entre un animal rentable ou non se joue en grande partie sur son potentiel génétique. Si cet animal transforme bien son alimentation en Kg de croissance, à charges d’alimentation équivalente soit il pèsera plus lourd à la vente soit il faudra le garder moins longtemps pour atteindre le poids souhaité. Dans les deux cas son prix de reviens sera plus faible.

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Peut-on mettre en évidence des relations entre génétique utilisée et performances commerciales ?

Un premier travail a été engagé avec SICAGIEB sur les animaux vendus sur l’année 2008. Nous avons choisi de travailler sur les résultats de croissance des broutards de type racial 38 pour lesquels nous avions à la fois un poids de vente, une date de vente et les données du fichier IPG (date de naissance, ascendance).La prise en compte de ces critères nous a permis de travailler sur 5077 broutards nés et vendus en 2008. Nous avons reconstitué un « GMQ commercial » en divisant le poids à la vente par le nombre de jour à cette vente.
Nous n’avons pas mis en évidence de différences importantes de GMQ entre les broutards issus de taureaux inscrits et les autres. Par contre dès qu’on regarde les niveaux de croissance des broutards en fonction de la qualification de leur père, on remarque des différences de l’ordre de 80 à 100 g par jour dès que le niveau de qualification du père atteint RJ, RQM, RRE ou RVS.
Nous avons ensuite cherché s’il existe des relations entre les index des pères et la croissance des broutards. Nous avons 915 broutards issus de 70 pères différents pour lesquels nous disposons du GMQ « naissance-vente » et dont les pères ont des index « sevrage ». On constate des relations marquées entre le niveau d’indexation des pères et la croissance des broutards ces relations sont négatives sur l’index poids naissance et positives sur tous les autres index élémentaires  (CRsevr, DMsevr et DSsevr ) ce qui nous donne une relation positive avec l’index synthétique sevrage ISEVR. Ces résultats seront à affiner et à confirmer sur un plus grand nombre d’animaux mais ils tendent à montrer qu’on peut attendre 200g de GMQ supplémentaire avec des broutards issus de pères favorablement indexés au sevrage. Ces 200 g représentent 50 Kg de plus à la vente ce qui peut représenter une plus-value de plus de 100 euros.

Utiliser des reproducteurs qualifiés ou favorablement indexés c’est rentable !

Pour conclure provisoirement sur ce sujet on peut raisonnablement dire que, même si tout n’est pas entièrement imputable à la génétique, ce constat nous permet de réaffirmer que l’utilisation de reproducteurs favorablement indexés au sevrage peut permettre des gains non négligeables sur leur production. L’indexation au sevrage, même si elle comporte quelques limites, permet d’assurer aux éleveurs de production un progrès génétique réel sur la production de broutards. Par ces temps de crise cela reste un argument de tout premier plan pour ne pas faire l’impasse sur les investissements en reproducteurs certifiés…


Travaux organisés dans le cadre de la Commission génétique en partenariat avec SICAGIEB
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